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Interstellar by Spielberg (2/4)

  • 10 sept. 2017
  • 11 min de lecture

2008 : Steven Spielberg s'apprête à mettre en scène le film Interstellar, sur un scénario de Jonathan Nolan, mais un différend entre Dreamworks (Spielberg) et Paramount (Nolan) fait capoter le projet.

2012 : Au sortir de sa trilogie Dark Knight, Christopher Nolan cherche une nouvelle histoire à raconter et ressort du tiroir le scénario de son frère. Il retravaille le script et livre le film que l'on connaît.


Voici ce qu'aurait été Interstellar si Steven Spielberg avait pu le réaliser......


Deuxième partie :


Donald dépose Cooper sur l’île de Santa Cruz où il est accueilli par Tars et Doyle. Capable de faire de l’humour, le robot est enchanté de recruter ce nouvel esclave pour sa future colonie de machines, qu’il mettra en place dès qu’il aura pris le contrôle de la mission.

Brand, quant à elle, reçoit toujours aussi froidement Cooper. Elle l’emmène sur un bateau au milieu d’une baie et l’incite à la suivre sous l’eau. Ils pénètrent tous deux dans des installations sous marines.


Dans cette nouvelle base, Cooper découvre une colonie de fourmis se développant dans une centrifugeuse en action. La biologiste explique qu’ils étudient ainsi les effets de la gravité sur différents organismes, ne sachant pas quelles conditions ils trouveront sur un astre inconnu. Cette force permet la formation des planètes et donc la vie, mais si elle est trop élevée, elle peut devenir une prison.


Toute l’équipe se retrouve ensuite pour le brief de la mission. Case présente leur future galaxie qui abrite plusieurs trous noirs. Roth, un physicien un peu fou, mais apparemment brillant regrette de ne pouvoir approcher Gargantua, le plus gros d’entre eux. Case annonce qu’ils vont devoir se mettre en orbite autour de Pantagruel, un trou noir de moindre importance, pour se catapulter vers la mystérieuse planète de glace. Cette manœuvre devrait leur coûter environ cinq années par rapport à la Terre à cause de la relativité du temps autour du trou noir, mais le plus grave est qu’elle s’avère très dangereuse. Doyle précise que s’ils vont trop vite, ils seront éjectés de l’orbite à la vitesse de la lumière et que s’ils sont trop lents, ils disparaîtront à l’intérieur de Pantagruel et mourront  ! Brand pense de son côté que quelque chose ou quelqu’un cherche à les aider, que le trou de ver n’est pas apparu par le plus grand des hasards, qu’il y a un but derrière toute cette histoire. Cette mission ne peut pas être une impasse. Doyle est sceptique, mais Roth semble d’accord avec cette idée, même si la plus grande probabilité est qu’ils meurent tous d’une façon ou d’une autre. Pour lui, le vrai objectif reste l’exploration et l’apprentissage.

Tars étant trop lourd, une autre enveloppe corporelle l’attend dans la station en orbite sur laquelle est amarré leur vaisseau spatial. Le robot continue à faire de l’humour lorsque Cooper décide de l’éteindre.



L’équipe s’installe dans la fusée après que Brand ait dit au revoir à son père. Cooper essaye de la réconforter en lui affirmant qu’ils reviendront, mais la jeune femme est persuadée du contraire. Il lui promet de rester sur place s’ils trouvent une planète habitable, permettant à Amelia de retourner sur Terre. La biologiste ne répond pas, sèche ses larmes et reprend son masque de façade.

La fusée décolle.



Murph observe au loin dans le ciel, une petite traînée de vapeur s’élevant vraisemblablement vers le paradis. Il porte la montre de son père.


Le décollage est violent, mais s’effectue sans accrocs. La fusée arrive à la station sur laquelle est amarré leur vaisseau spatial baptisé Endurance. Habitué à la gravité zéro, Case pénètre en premier dans la base, rapidement suivie du reste de l’équipe. Cooper est émerveillé de découvrir une technologie de pointe manipulée par une horde de machines préparant cette mission depuis vraisemblablement plusieurs années.


Un peu plus tard, le père de famille insère la puce de Tars dans un robot humanoïde d’à peine 80 centimètres, ce qui l’amuse beaucoup. Il commence à chambrer le droïde en parlant de rétrogradation, lorsque ce dernier déploie ses bras et ses jambes télescopiques qui le rendent plus imposant encore que sur Terre. Les rôles s’inversent et c’est la machine qui se moque de l’humain.


L’équipe prend ensuite place dans l’Endurance qui semble tout petit en comparaison à la station spatiale qu’ils quittent rapidement. À l’intérieur de cette dernière, les robots s’éteignent les uns après les autres, ayant accompli leur mission.



Alors que le vaisseau continue sa progression dans l’immensité de l’espace, Tars peint le relais de communication qui doit leur permettre de garder le contact avec la Terre, sous l’œil ébahit de Cooper. Il explique que cette activité lui permet de régler ses nouveaux moteurs. Il maîtrise cet art depuis la guerre, pendant laquelle il peignait des tombes.

Cooper regarde ensuite les premières vidéos qu’il a reçues de sa famille. Tom raconte qu’il intégrera l’école d’agriculture un an en avance. Puis Donald vient expliquer que Murph lui en veut et refuse de lui parler.


Pau de temps après, Brand, Cooper et Tars rangent des paquets dont ils auront besoin pour la future colonie. Le père de famille et le robot font la course alors que ces bagages pèsent quatre tonnes chacun. Cooper est amusé par les effets de la gravité zéro, mais se blesse à une main en faisant le malin.


Case pose des points à un Cooper gêné par sa bêtise. Il lui apprend que 5 % de ses connaissances sont dédiés à l’anatomie humaine, 10 % à la mission et les 85 % restant, à la psychologie humaine. Le véritable risque pour eux est sans conteste le cerveau humain, capable du pire dans ces conditions extrêmes. Cooper s’étonne alors qu’il n’y a pas que des robots pour cette mission. Case explique que les humains sont mieux programmés pour ce qui est des questions de survie. Vexé, le père de famille répond qu’il ne s’agit pas de programmation dans leur cas, ce que réfute immédiatement le robot : l’instinct, les sentiments et les relations humaines sont, d’après lui, régis par des règles. Cooper ne comprend pas pourquoi cela fait d’eux des êtres supérieurs lorsqu’il s’agit de survie. Case explique qu’au moment de mourir, sa dernière vision en tant que robot sera un diagnostic de son cycle d’énergie, alors que Cooper, en tant qu’humain, verra ses enfants. Même s’il sait que la fin est inévitable, son esprit essaiera tant bien que mal de le ramener à eux.


Peu de temps après, Cooper enregistre un message pour ses Tom et Murphy. S’approchant du trou de ver, il leur dit qu’il les aime et leur ordonne de profiter de la vie. Après avoir raccroché, il remarque que Brand l’observe. La biologiste n’arrive pas à imaginer comme cela dut être difficile de les abandonner. Elle explique ne pas avoir d’enfants, car elle a passé toute son existence à tenter de quitter la Terre et que ces deux objectifs ne sont pas compatibles.

Puis Cooper jette de nouveau un œil à l’holographe représentant leur destination et trouve étrange la présence des trous noirs dans ce système solaire. Il demande à Brand si elle pense réellement que tout cela fait parti d’un plan, mais la biologiste ne fait qu’espérer avoir raison. Pour Cooper, l’être humain est livré à lui même.


À l’approche du trou de ver, l’Endurance largue le relais de communication qui se met à dériver dans l’espace. Un petit témoin clignotant s’allume lorsqu’ils testent la balise.


L’équipe se réunit au sein d’un compartiment très étroit dans lequel ils traverseront le trou de ver. Tars est même obligé d’enlever ses jambes avant de s’attacher. Case entre en dernier et scelle la porte. Il manipule ensuite le module de contrôle et ouvre une partie de la coque sur l’espace.

L’équipe est nerveuse de se retrouver face à l’immensité obscure. L’Endurance continue sa progression vers l’entrée du trou de ver qui est tout petit. Une fois cette porte interstellaire au centre de la pièce, Case referme la coque. Le vaisseau se contracte autour du trou de ver. Cooper voit Doyle se volatiliser puis c’est au tour de ces jambes, de son torse et finalement sa tête de s’évanouir à l’intérieur.

L’Endurance disparaît dans le trou de ver, laissant le relais de communication dériver dans l’espace.



Le vaisseau glisse dans le trou de ver. Les membres d’équipages commencent à voir des images d’eux-mêmes, illusion créée par le couloir étroit qu’ils empruntent. Le calme s’installe un peu lorsqu’une petite distorsion apparaît sur la coque, juste à côté de Cooper. Case se veut rassurant, jurant que le vaisseau est intact, mais Doyle en aperçoit une autre. Cooper se rend compte que cette chose progresse à l’intérieur et se rapproche de lui. Celle à proximité de Doyle grossit, poussant le scientifique à se protéger avec une main qui se retrouve à son tour déformée. Cooper subit la même chose au niveau de son bras au moment où les deux distorsions disparaissent subitement. Le silence s’installe.

Mais une alarme le brise très rapidement. Le trou de ver semble se fractionner en deux chemins distincts, déchirant l’espace intérieur du vaisseau. Case décide d’ouvrir à nouveau la coque pour laisser s’échapper la deuxième voie, malgré l’inquiétude légitime de Doyle de se retrouver la porte ouverte en plein trou de ver. La manœuvre réussit et le calme revient. Finalement, l’Endurance attend l’autre extrémité du tunnel intersidérale.

L’Endurance dérive maintenant dans un autre système solaire. Roth est émerveillé par le spectacle offert par les trous noirs. Puis chaque membre d’équipage reprend son poste : le physicien étudie les données de cette nouvelle galaxie alors que Cooper s’assure que la communication avec le relais fonctionne.

Brand remarque que le vaisseau bouge, ce qui paraît impossible d’après Doyle. Roth comprend alors qu’ils sont arrivés trop près de Pantagruel. Case demande à Doyle de relancer les moteurs, mais ceux-ci ne peuvent les extraire de sa gravité. Après étude des coordonnées, Roth rassure l’équipage en expliquant qu’ils suivent la bonne trajectoire et que le plus simple est de laisser l’Endurance se faire attirer par le trou noir.


Leur vitesse augmente très rapidement et commence à déformer l’espace autour du vaisseau. Brusquement, une partie de l’équipe se retrouve collée à la coque, côté trou noir, l’autre partie à l’opposé. Il s’agit de l’effet de marée causée par la gravité du trou noir, preuve que le vaisseau est sur la bonne trajectoire. Cooper lutte pour se rapprocher du poste de communication et se rend compte que la transmission avec le relais est perdue. Un énorme flux d’information vient d’arriver et tout s’est arrêté.

Doyle, paniqué par la tournure des évènements, profite de cette diversion pour se mettre aux commandes de l’Endurance et relance les moteurs. Alors que le reste de l’équipage se rend compte de la manœuvre, il explique ne pas vouloir les laisser mourir et essaye de rebrousser chemin. Mais la vitesse du vaisseau est beaucoup trop importante pour faire marche arrière.

Pire, cette tentative désespérée a sorti l’Endurance de sa trajectoire et se rapproche maintenant beaucoup trop rapidement du trou noir. Le seul moyen de se sauver, d’après Roth, est de lancer tous les propulseurs en même temps. Avant que Cooper ne comprenne ce que cela signifie, Tars s’enferme dans la salle des moteurs. Il arrache le circuit de refroidissement et pousse les différents propulseurs à leur maximum. Roth explique que l’explosion qui va suivre les enverra hors de la zone critique, en espérant qu’ils ne sortent pas de l’orbite de Pantagruel. Le métal commence à fondre dans la salle des machines suivie rapidement par une déflagration. Tars est expulsé du vaisseau alors que ce dernier est catapulté dans la direction opposée. Le choc secoue l’équipage au point que Doyle est assommé. Au moment où ils se rapprochent de l’orbite cruciale, Case relance les moteurs pour stabiliser leur engin. Brand remarque ensuite une petite tache sur le radar correspondant à Tars, qui se retrouve aspiré par Gargantua. Roth explique qu’ils ne peuvent rien faire pour lui. Le point disparaît. Cooper jette un regard noir à Doyle, inconscient. L’Endurance est de nouveau dans sa bonne trajectoire.


Doyle et Roth étudient les nouvelles données de la planète de glace alors que Cooper tente de reprendre le contact avec le relais de communication, en vain. Il annonce la mauvaise nouvelle à Brand et Case. La biologiste lui répond froidement qu’il doit s’agir d’interférences électromagnétiques. Roth arrive tout excité d’avoir retrouvé les signaux des sondes envoyées par la NASA avant eux. Elles semblent toutes réunies au même endroit, si bien que Case lance le vaisseau dans cette direction.

L’Endurance se met en orbite autour de la planète de glace. L’équipage embarque dans de petits modules pour se rendre à sa surface. Brand aide Doyle à monter à bord malgré les protestations de Cooper. La biologiste lui demande s’il préfère laisser l’ingénieur seul dans le vaisseau, au risque qu’il ne soit plus là à leur retour.

Le module slalom entre les nombreuses petites lunes entourant la planète et finit par y atterrir. Brand confirme que de l’oxygène en grande quantité est prisonnière de la glace alors qu’ils arrivent au niveau des sondes, apparemment enfouie sous le manteau blanc. En creusant, Cooper découvre une porte menant à un abri, sur lequel se trouve le drapeau de la République démocratique de Chine. La biologiste se demande comment ils ont fait pour débarquer si rapidement alors que l’existence du trou de ver est un secret d’État. Case ne paraît pas étonné outre mesure. Ils ouvrent la porte, tout juste scellée par un peu de glace.

L’abri est abandonné depuis plusieurs années et les sondes sont toutes rangées côté à côte, sans doute capturée par les Chinois. Brand se demande alors comment celle trouvée par Cooper a pu retourner sur Terre. Roth pense que le plus mystérieux reste la disparition des Chinois et de leur vaisseau qui n’est même plus en orbite autour de la planète, alors qu’ils ne semblent pas non plus rentrer sur Terre. Il souligne également qu’aucune ration de survie n’a été consommée.

Cooper et Brand explorent les environs. La biologiste constate que la zone a été fortement irradiée. De son côté, le père de famille découvre un petit module de sauvetage, lui rappelant la mission Taichung, censée s’être écrasée lors de son alunissage sur Mars, plusieurs années auparavant. Case leur ordonne de revenir par radio.

Le robot à découvert un puits dans la glace et Brand se propose pour y descendre, dans le but de prélever des échantillons. Elle demande à Cooper de se rendre utile.


Cooper lutte contre le blizzard, les bras chargés d’ustensiles pour la biologiste, lorsqu’il trébuche sur l’une des tombes des Taikonaut. Il en trouve trois autres avant de rentrer, Case le prie de se dépêcher.

Il annonce sa découverte et Roth intervient rapidement, ayant une petite idée de ce qui a tué les astronautes chinois. Le trou noir sert de bouclier à la planète autour de laquelle se trouve une étoile à neutron. Celle-ci repasse au même endroit toute les 20 heures, irradiant très fortement la zone. Le physicien pense qu’elle sera de retour dans cinq petites minutes, ne leur laissant pas le temps de repartir. Une solution s’impose alors à eux : descendre dans le puits.


Cooper touche le fond plongé dans l’obscurité, ayant comme seule lumière celle de leur combinaison. Il ne reste que trois minutes avant le passage de l’étoile à neutron et ils ne sont pas encore à l’abri, comme en témoigne le détecteur à radiation de Brand, qui commence à grésiller. Case se met à creuser alors que la biologiste découvre des petites particules noires s’illuminant de plus en plus à l’approche de l’étoile meurtrière. Roth confirme qu’ils sont condamnés à mourir ici, mais Case provoque l’effondrement de leur plancher. Ils tombent dans l’obscurité.

Dans sa chute, Cooper aperçoit une jungle dense ainsi qu’une mer intérieure, se déployant sous l’épaisse couche de glace, qui ressemble à un ciel nuageux. Alors qu’il va s’écraser, les airbags de sa combinaison se gonflent brutalement, amortissant un peu sa chute dans l’eau. Noir.


Quelques remarques :


Ici s’achève la première moitié du scénario voulu par Steven Spielberg. Nous venons de franchir le deuxième point d’intrigue clôturant la première partie de l’acte 2.

Il est évident qu’à ce stade les deux œuvres ont pris des chemins bien différents. Celui de Spielberg se rapproche beaucoup plus du film d’aventure spatiale typique avec sa galerie de personnage convenus (le scientifique barjo et suicidaire, la poule mouillée n’assumant pas et prête à tout foutre en l’air, le robot à tête froide se sacrifiant...).

Comme attendu auparavant, il ne reste ici qu’une seule planète à explorer. On retrouve quelques traces de celle-ci dans le film de Nolan, comme la présence de glace sur son sol puis dans son ciel (dans la version cinéma, la planète de glace possède un sol ET un ciel de glace).

La suite s’éloigne définitivement de l’œuvre de 2014 et nos héros iront découvrir les secrets de cette incroyable planète et la vérité sur cette fameuse mission chinoise.

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